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 La langue des Nains

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Kathellyn

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Date d'inscription : 04/05/2016

MessageSujet: La langue des Nains   Mer 4 Mai - 15:19

Vous ne pouvez pas connaître cette langue sans être un Nain.
Je poste ce texte afin d'améliorer vos connaissances sur eux, et, si vous créez un Nain, que vous puissiez utiliser ce langage.
Ce texte a été inspiré de :

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Khuzdul#Voyelles
Et de mon propre savoir depuis les Livres concernant la Terre du Milieu.







Histoire.

La langue Naine est certe petite, mais la structure du Khuzdûl, de type flexionnel, est inspirée de celle des langues sémitiques, telles que l'arabe ou l'hébreu : elle repose sur des racines consonantiques, à partir desquelles les mots sont bâtis par intercalation de voyelles et ajout d'affixes. Le vocabulaire est construit a priori, c'est-à-dire indépendamment de celui des langues naturelles, et conçu par Tolkien de sorte qu'il se distingue nettement de celui des autres langues de la Terre du Milieu : le Khuzdûl devait sembler « pesant et désagréable » vis-à-vis des langues des Elfes.

Tolkien a employé plusieurs dénominations différentes pour cette langue, il utilise le plus souvent l'endonyme Khuzdûl (une fois orthographié Khuzdûl) ou l'exonyme nanien (Dwarvish en anglais)Note. On trouve également les termes Nauglien, Khazadien et en Quenya " Naukarin ".

Le Silmarillion nous indique que les Nains apprennent le Khuzdûl de la bouche même du Vala Aulë, peu après leur création. Il fait donc parti des langues auliennes, du nom d'Aulë. À ce titre, il est possible que le Valarin, la langue des Valar, ait influencé en partie la formation du Khuzdûl.

Au cours de l'histoire d'Arda, la langue évolue très peu en comparaison avec les langues elfiques et humaines. Les quelques différences qui apparaissent sont dues aux grandes distances séparant les demeures des différentes maisons des Nains, mais au Troisième Âge, deux nains issus de différentes maisons peuvent encore se comprendre malgré tout. Hors du cercle privé, le Khuzdûl n'est que très peu usité, surtout en présence d'autres peuples, et rares sont les étrangers qui peuvent en apprendre quelques bribes. Les Nains ne l'enseignent que rarement d'eux-mêmes, car leur langage est « un secret qu’ils ne révélaient pas volontiers, même à leurs amis ». Quelques Elfes purent l'étudier : c'est notamment le cas de Curufin au Premier Âge, « ce fut grâce à lui que les maîtres du savoir obtinrent la connaissance limitée qu'ils acquirent du Khuzdûl », ou bien de Pengolodh au Second Âge. Mais la plupart des Elfes n'avaient aucun intérêt pour ce langage, « lourd et disgracieux à leurs oreilles ».

Il est un point sur lequel les Nains sont inflexibles : ils refusent toujours d'apprendre leurs noms véritables à tout étranger ou membre d'une maison différente, au point que même leurs tombes ne portent pas leurs véritables noms. Ainsi, les noms des Nains connus par les récits proviennent en fait de la langue des hommes du Nord (c'est le cas pour Gimli, Balin, etc.), ou bien ne sont que des surnoms : par exemple, Azaghâl est le nom d'un seigneur nain, mais il pourrait s'agir d'un simple surnom signifiant « guerrier ».

Malgré son caractère secret, le khuzdul influence certaines langues et notamment l'Adûnaic, la langue des Númenóréens, ainsi que certains termes Sindarin et Quenya. Ainsi, le Quenya " Kasar " et le Sindarin " Hadhod ", signifiant tous deux « Nain », découlent directement du terme Khuzdûl " Khazad " de même signification. De son côté, le Nanien a également emprunté un certain nombre de termes elfiques, tels que " Kibil " lié au sindarin " Celeb ".

Écriture.

Les exemples de Khuzdûl sont rares, une grande partie est de type onomastique et consiste en toponymes et en mots ou expressions majoritairement issus du Seigneur des Anneaux, de ses brouillons (Histoire de la Terre du Milieu, tomes 6 à 9 et 12) et de textes qui suivirent sa rédaction (Parma Eldalamberon no 17). Quelques termes sont attestés dans le Silmarillion. Il n'existe pas de grammaire publiée du Khuzdûl bien qu'il semble qu'il en existe une dans les brouillons de Tolkien.

Quelques exemples de :

- mots simples : Baraz « rouge » ; Khuzd « Nain » ; Zâram « lac », etc. ;
- mots dérivés : Khuzdul « langue naine » de Khuzd « Nain » ; Mazarbul « [salle] des archives » de mazarb « documents écrits, archives », etc. ;
- mots composés : Kheled-zâram « Lac de verre » ; Nulukkhizdîn « Nargothrond » ; Sharbhund « Colline chauve » ; Sigin-tarâg « les Longues-Barbes » ; Zirakzigil « Pic d’argent », etc. ;
- expressions : Balin Fundinul uzbad Khazad-dûmu « Balin fils de Fundin, Seigneur de la Moria » ; Baruk Khazâd! Khazâd ai-mênu! « Les haches des Nains ! Les Nains sont sur vous ! ».

Le Khuzdûl possède les cinq timbres vocaliques a, e, i, o et u, qui peuvent prendre la quantité brève ou longue. Les voyelles longues sont marquées d'un accent circonflexe dans la transcription romanisée employée par Tolkien. Il existe également, à l'image de l'hébreu, des voyelles réduites de type schwa : Tolkien précise que « les voyelles comme celles que l’on entend dans le mot anglais butter étaient fréquentes en Nanien », quoique le corpus attesté n'en donne pas d'exemple évident. Le khuzdul comporte la semi-voyelle j, notée y en transcription. Édouard Kloczko postule également l'existence de la semi-voyelle w.

La transcription du khuzdul par Tolkien suit le plus souvent l'API, mais on peut noter cependant les points suivants :

- les occlusives aspirées sont notées th et kh1 ;
- la fricative [ʃ] est notée sh ;
- le coup de glotte [ʔ] n'est pas noté, mais Tolkien indique que les mots commençant par une voyelle en transcription comportaient en fait ce son à l'initiale (par exemple, le mot uzn « ombre, obscurité » devait se prononcer [ʔuzn]). Certaines analyses du khuzdul le font intervenir aussi en d'autres positions, et le notent au besoin par l'apostrophe ;
- l'existence des sons [β] et [ɣ] est incertaine : ils correspondraient aux graphies bh et gh attestées dans les deux noms Sharbhund et Azaghâl24. Mais il pourrait aussi s'agir de simples combinaisons de b + h et g + h, respectivement.

Il existait deux prononciations possibles du r parmi les Nains : certains le roulaient, mais d'autres utilisaient un r uvulaire (comme le r le plus courant du français). L'usage de consonnes aspirées et du r uvulaire se démarque des langues elfiques et peut expliquer que le Khuzdûl ait été considéré comme cacophonique par les Elfes.

Le Khuzdûl n'admet pas de groupe de consonnes en début de mot.

Pour transcrire leur langue, les Nains employaient un système d'écriture runique d'origine elfique, les cirth. Le Seigneur des Anneaux en donne un exemple sur le tombeau de Balin dans la Moria, où la phrase « Balin Fundinul uzbad Khazad-dûmu » littéralement « Balin fils de Fundin, Seigneur de la Moria » est inscrite en cirth. Les cirth servaient à l'origine à graver de brèves inscriptions, mais les Nains en tirèrent des formes destinées à la plume.






Pour créer cette langue, Tolkien s'est inspiré de certaines structures linguistiques qui rappellent les langues sémitiques telles que l'hébreu. Par similitude avec ces langues, la morphologie du Khuzdûl se base sur des radicaux ou racines consonantiques, composés de deux consonnes (racines bilitères) comme D-Sh ou trois consonnes (racines trilitères) comme Kh-Z-D.

Ces racines, porteuses d'un sens général de base, ne sont pas en elles-mêmes des mots de la langue, mais servent à les former en intercalant des voyelles entre les consonnes.

Exemple  :

La racine Kh-Z-D donne les mots suivants : Khuzd « Nain » ; Khazâd « Nains » ; Khuzûd « Nains »

Selon Édouard Kloczko, il existerait deux types de racines : des racines primaires, essentiellement bilitères, et des racines dérivées, trilitères. Ainsi une racine primaire *Z-R donnerait des mots comme *zar ou *zir, et par ajout d'un affixe, par exemple un suffixe k, cela formerait une racine trilitère *Z-R-K. Kloczko suppose aussi que deux racines primaires puissent fusionner pour donner une racine trilitère : *B-R + *Z-R > *B-Z-R.

Magnus Åberg, dans son étude du Nanien, propose principalement des racines trilitères, avec adjonction d'une occlusive glottale notée « ' » en début de racine. Ainsi la racine apparemment bilitère *Z-N est en fait une racine trilitère '-Z-N.

Quelques exemples de racines :

- B-R-Z « rouge », dérivé baraz ;
- K-B-L « argent », dérivé kibil ;
- Kh-Z-D « nain ou sept », dérivé khazâd ;
- N-B-R « corne, pointe », dérivé inbar ;
- N-R-G « noir », dérivé narag ;
- S-L-N « chuter », dérivés salôn, sulûn ;
- Z-G-L « argenté ou pic », dérivé zigil ;
- Z-R-B « écrire, inscrire », dérivé mazarbul.

Le nom Khuzdûl est variable en nombre et distingue singulier et pluriel par des vocalisations différentes de la racine : Tolkien parle de « pluriels brisés » tels que l'on en retrouve en arabe. Ainsi le nom bark « hache » devient au pluriel baruk « haches » ; de même, Khuzd « Nain » devient Khazâd « Nains ». Il semble qu'il existe un second pluriel à Khuzd, Khuzûd « nains » que Kloczko désigne comme étant une variante dialectale de Khazâd.

La formation des noms diffère selon le type de radical. Dans son étude du Khuzdûl, Magnus Åberg reconstruit ainsi au moins 5 déclinaisons, possédant chacune, comme en hébreu, un état absolu et un état construit pour les deux nombres, singulier et pluriel. L'état construit sert à indiquer la possession : le nom possédé est modifié selon l’état construit, et est suivi par le nom possesseur à l’état absolu. Il faut cependant noter que les écrits actuellement publiés de Tolkien n'y font pas référence.

Le nom Khuzdûl se prête à la formation de mots composés, dans lequel il apparaît que l'élément déterminant précède le déterminé. Le premier élément peut prendre une forme spéciale en composition : par exemple le â de Khazâd « Nains » s'abrège dans le toponyme Khazad-dûm « Cavenain, Moria ».

Selon Åberg, certains noms propres composés semblent comporter une métathèse, c'est-à-dire que deux sons (généralement des consonnes) s'intervertissent afin de faciliter la prononciation.

Il n'existe que trois verbes attestés dans les écrits de Tolkien, ainsi qu'une racine, qui ne permettent pas d'en tirer une règle de formation sur les verbes :

- felak, felek : ces deux verbes découlent de la même racine supposée *F-L-K, felak signifiant « utiliser un outil de taille, un felak » et felek « tailler la roche » ;
- gunud « percer un tunnel » : verbe issu de la racine supposée *G-N-D, que l'on retrouve dans le nom usuel de Finrod, Felakgundu ou Felaggundu, que les Elfes ont rendu par Felagund ;
- S-L-N : cette racine est attestée avec la signification « chuter rapidement », mais les seuls mots connus formés avec cette racine sont des noms (salôn et sulûn).

Åberg distingue deux types d'adjectifs : les adjectifs réductibles qui peuvent perdre une voyelle lors d'opérations morphologiques, et les adjectifs stables qui ne sont pas modifiés. Vu la diversité formelle des adjectifs, il est actuellement impossible de déterminer des règles de formation de singuliers ou pluriels.

Exemple  :

Adjectif réductible : Narag « noir », à comparer à Nargûn « Mordor ».

Exemple  :

Adjectif stable : Gabil « grand », à comparer à Gabilân « Gelion ».

Dans les mots composés, il semble que l'adjectif se place en première position. Ainsi c'est le cas de l'adjectif sigin « longues » dans le mot sigin-tarâg « longues-barbes ».

Le Khuzdûl semble avoir peu emprunté aux autres langues. Deux termes semblent toutefois être dérivés de l'elfique. Le premier est Rukhs, pl. Rakhâs « orque(s)», dont Tolkien dit qu'il pourrait être issu d'une langue des Elfes Avari, l'elfique possédant la racine primitive *ruku43. Le second est le mot Kibil « argent » qui semble directement lié au terme Sindarin Celeb, Quenya Telpe « argent ».

Certaines langues ont directement emprunté des termes au Nanien. C'est le cas notamment des langues humaines et particulièrement de l'Adûnaic.

Les relations entre les Nains et les Hommes datent de bien avant la venue des Hommes en Beleriand au Premier Âge. À cette époque, les Hommes sont plus nombreux à l'est des Montagnes Bleues et entretiennent des relations principalement commerciales avec les Nains de la lignée de Durin, habitant la forteresse de Khazad-dûm. Ces relations ont une influence sur leurs langues : les Hommes apprennent quelques rudiments de khuzdul, mais ils « [le] trouvaient difficile et étaient lents à apprendre plus que des mots isolés, dont ils en adaptèrent et en intégrèrent beaucoup à leur propre langue ». La plupart de ces Hommes sont des Edain de la Maison de Hador, ancêtres des Númenóréens. La langue de Númenor, l'adûnaic, s'en trouve donc influencée : Tolkien indique que le khuzdul « ressemble phonétiquement à l'adunaic, et lui ressemble aussi dans plusieurs points de vocabulaire et de structure ». Plusieurs rapprochements entre le Khuzdûl et l'Adûnaic ont été proposés par Kloczko dans son dictionnaire.

Influence sur les langues Elfiques.

Les langues elfiques ont également emprunté au khuzdul.

Les noms Quenya et Sindarin pour désigner les Nains découlent directement du terme Khazad. C'est le cas du Sindarin Hadhod « nain » et Hadhodrim « la race des Nains » ; et du Quenya Kasar pl. Kasari et Kasalli « nain(s)» et Kasallie « la race des Nains ».

On note également une influence khuzdule dans certains noms de lieux. Le lac Helevorn « verre noir » est composé de la racine sindarine heledh issue du Khuzdûl kheled « verre ». Selon Tolkien, le nom de la rivière Lhûn en sindarin, pourrait être issu des racines *slōn ou *slūn, issues des mots khuzdul salôn ou sulûn, dont la formation découlerait de la base S-L-N « tomber, descendre rapidement ». Enfin, les noms Narog et Nargothrond seraient des emprunts directs au khuzdul, respectivement à Narâg33 et Nar(u)kuthûn.

Iglishmêk.

L'Iglishmêk, littéralement « langue des signes » en khuzdul, est un langage gestuel inventé par les Nains pour communiquer entre eux silencieusement, et secrètement. Contrairement à son analogue parlé, l'Iglishmêk a fortement évolué depuis son apparition. Chacune des sept maisons naines possède son iglishmêk particulier, qui est incompréhensible aux autres maisons, et bien sûr aux étrangers. Ce langage était généralement utilisé en accompagnement de l'oral, afin de préciser ou modifier la signification des paroles, à l'insu des interlocuteurs tiers.

Comme le Khuzdûl, le peu de renseignements connu sur l'Iglishmêk provient des quelques Elfes qui eurent la chance de se voir enseigner cette langue par les Nains. Tolkien en donne deux exemples : lever légèrement l'index de la main droite, puis celui de la main gauche, signifie « j'écoute » ; mais lever les deux index en même temps constitue un ordre : « écoute ! ».


David Salo lors d'une conférence en 2005.
Dans les adaptations cinématographiques du Seigneur des anneaux par Peter Jackson, on trouve quelques exemples de néo-Khuzdûl créés par David Salo, dans les scènes de la Communauté de l'anneau se déroulant dans la Moria. L'apposition du terme néo- permet de distinguer le khuzdul de Tolkien du Khuzdûl inventé à l'occasion des films.

En 1999, David Salo est contacté par la production afin de travailler sur les langues reconstruites et notamment sur les langues elfiques et le khuzdul ainsi que sur leur transcription. David Salo dit à ce propos : « je travaillais avec John Howe et Grant Major sur ce sujet ; Grant écrivait les textes qu'il voulait rendre en khuzdul (pour être précis : en partie en Khuzdûl, et en partie mes propres inventions), et je lui faxais mes transcriptions en cirth. [...] la formulation est de Grant Major, les interprétations en néo-khuzdul sont miennes (ainsi que les transcriptions en cirth) ». David Salo indique aussi que son « néo-khuzdul (ou pseudo-Khuzdûl) change dans la durée » : son travail sur les bandes originales des trois films lui a permis de perfectionner son néo-Khuzdûl, et notamment le système verbal.

Il existe onze inscriptions néo-khuzdules transcrites en runes répertoriées.






Dictionnaire de Khuzdûl : Khuzdûl - Français.






A

Aüle = Mahal
aglâb, " langage (parlé)" (WJ:395). Ceci contient évidemment les mêmes consonnes radicales G-L que dans iglishmêk.
ai-mênu, "sur vous" (SdA2/III ch. 7, Appendice F), avec ai, comme forme réduite de aya (q.v.), et mênu (WR:20)
Azaghâl, nom du seigneur des Nains de Belegost (Silmarillion ch. 20)
azan, la forme plurielle de uzn (q.v.), citée dans The Lord of the Rings: A Reader's Companion (RC) par Wayne G. Hammond et Christina Scull, p. 269.
[Azanûl, une forme que Tolkien semble avoir remplacé par Azanulbizar (RS). Voir ûl.]
Azanulbizar, "Dimrill Dale" (SdA1/II ch. 4). Dans A Tolkien Compass p. 182, Tolkien dit que "la forme de Langage Commun est une traduction pointue: la vallée de l’obscurité (couvert de nuages) ruisseaux qui coulent sur le flanc d’une montagne". Comparez RS:466: Azanulbizar "la Vallée des Courants Sombres" avec les éléments Z-N, ûl, bizar (q.v.) Comme discuté dans l'entrée bizar, Tolkien expérimenta diverses interprétations des différents éléments, bien que le tout soit exprimé par "le Vallon du Ruisseau Sombre".
aya, "upon" (WR:20). Forme réduite aien ai-mênu"sur vous".

B

baraz, "rouge" (pour la traduction,  voirRC p. 267). Dans Barazinbar, TI:174. Baraz"?Le Rouge", nom court de Barazinbar. (SdA1/II ch.3)
Barazinbar, "Corne Rouge", une des montagnes sur la Moria, Sindarin Caradhras (SdA1/II ch. 3).
baruk, "haches de" (WR:20), Baruk Khazâd!"Haches de Nains!" (Appendice F). Peut-être l’état construit pluriel de *burk "hache".
bizar, "vallon, vallée" (RS:466) dans Azanulbizar. Une interprétation différente dans RC:269: là le mot est expliqué comme étant "probablement" une forme plurielle bizâr (notez la longue voyelle) dérivée d’une racine B-Z-R "un petit courant (jaillissant d’une source". Tolkien explora diverses possibilités concernant l’interprétation exacte des éléments apparaissant dans le nom Azanulbizar; il devait signifier quelque chose comme "le Vallon du Ruisseau Sombre". Selon l’interprétation (expérimentale) donnée dans RC, azan est une forme plurielle "ombres, obscurités", ul est un marqueur génitif et -bizar signifie "courants, ruisseaux", d’où "Les ruisseaux des ombres", alors que le mot "vallon" est compris (le nom complet étant duban azanulbizar, mais duban "vallon, vallée" est abandonné ainsi l’endroit est simplement appelé Azanulbizar). L’interprétation alternative donnée ailleurs permet cependant à la phrase complète "Vallon du Ruisseau Sombre" d’être empaquetée dans le mot Azanulbizar sans avoir besoin de supposer que l’élément "vallon" soit abandonné ou compris: c’est alors la partie bizar qui signifie "vallon" (singulier?), et "ruisseau(x)" ou "courants" correspond à l’élément médian ul, qui représente alors une forme plurielle ûl de même signification (RS:466) plutôt qu’étant un marqueur génitif.
B-N-D, consonnes radicales de bund, q.v. (TI:174)
B-R-Z, consonnes radicales de baraz, q.v. (TI:174)
bund, "tête" (TI:174). In Bundushathur, q.v.
Bundushathur, "Tête Nuageuse", une des montagnes au-dessus de la Moria, en Sindarin Fanuidhol (SdA1/II ch. 3); les éléments sont Bund-u-shathur"Tête dans/des Nuages" (TI:174).
Buzundush, "Morthond, Racine Noire" (TI:167)
B-Z-R, consonnes radicales de bizar, q.v. (RC:269)
D-B-N, consonnes radicales de duban, q.v. (RC:269)

C

inbar = corne
bizar = courant
nâla = cours d'eau
gunud = creuser (un tunnel)
Zirak-zigil = " Corne d'Argent " (une des montagnes sur la Moria, en sindarin Celebdil)
Barazinbar = " Corne Rouge " (une des montagnes sur la Moria, en sindarin Caradhras) =

D

duban "vallée", selon l’explication de Azanulbizar "Vallon des Ruisseaux Sombres" qui  dément que bizar (q.v.) soit lui-même le mot pour "vallon, vallée" (RC:269). Par cette interprétation alternative, le nom complet du vallon est duban azanulbizar, mais l’élément initial peut être mis de côté et compris.
dûm, "excavations, salles, maisons", soit un vrai pluriel collectif soit un singulier collectif (dans Khazad-dûm, q.v.)

E
F

G

gabil = grand
gathol = forteresse
gunud = fouiller
gabil, "grand", isolé de Gabilgathol, q.v.
Gabilân, un nom de la rivière Sirion (WJ:336). Inclue apparemment gabil "grand", cf. Gabilgathol. Gabilgathol, "Grande forteresse", Sindarin Belegost (Silm ch. 10, LR:274)
Gamil Zirak, nom d’un forgeron Nain, maître de Telchar de Nogrod (UT:76). Les interprétations suggérées sont "Vieil Argent" ou "Vieille Pointe"; voir zirak.
gathol, "forteresse", isolé de Gabilgathol, q.v.
gundu, "salle souterraine" (de la racine gunud) (PM:352). Est-ce que ce nom apparaît dans la nom de la montagne Gundabad, censé être "à l’origine un nom Khuzdul"? (PM:301)
gunud, "creuser sous la terre, excaver, creuses un tunnel" (PM:352 cf. 365), censé être une racine. Cf. gundu ci-dessus.

H

I

Ibun, le nom d’un des fils de Mîm (Silm. ch 21, UT:102)
iglishmêk, un code gestuel utilisé par les Nains. (WJ:395) Cf. aglâb.
inbar, "corne"; les consonnes radicales sont données comme M-B-R, notez la dissimilation apparente mb> nb. (TI:174). Dans Barazinbar, q.v.

J

K

Kazaddûm, orthographe non orthodoxe de Khazad-dûm (RS:467). Elle devrait difficilement être prise comme indication que ket khne sont pas des phonèmes distincts après tout.
K-B-L, consonnes radicales de kibil, le mot pour argent (TI:174)
Khazâd, "Nains", leur nom pour eux-mêmes (Appendice F). Forme pl. courte Khazad dans le composé Khazad-dûm. Singulier Khuzd, q.v.
Khazad-dûm, "Cavenain", Moria (SdA1/II ch. 3). Voir dûm.
Khazâd ai-mênu!, "Les Nains sont sur vous!", Le cri de bataille des Nains. (Appendix F)
kheled, "verre" dans Kheled-zâram "Mirrormere", lit. "lac de verre" (Appendice du Silmarillion, entrée khelek-; voir aussi A Tolkien Compass p. 190)
Khîm, le nom d’un des fils de Mîm. (Silm. ch. 21)
Khuzd "Nain", pl. Khazad (RC:269). Puisque d'autres sources indiquent que le pluriel est plutôt Khazâd (q.v.) avec une longue seconde voyelle, la forme Khazad citée dans RC:269 peut être la forme apparaissant dans des composés comme Khazad-dûm où la voyelle est raccourcie (peut-être parce qu'elle n'est pas accentuée ici).
Khuzdul "Nanique", aussi écrit Khuzdûl (ex. VT48:24, PM:358). Incluse évidemment Khuzd "Nain". voir -ul.
[Khuzûd, "Nains", change par Tolkien en Khazâd. (LR, 278)]
*Kh-Z-D, consonnes radicales dans des mots en relation avec les nains et ce qui concerne les Nains, dans Khazâd"les Nains" (sg. Khuzd), dans Khuzdul"Nanique" et évidemment aussi dans Nulukkhizdîn"Nargothrond" (Silm. ch. 21)
kibil, "argent" (TI:174). Les consonnes radicales K-B-L. TI:174 suggère que ce mot est apparenté au Quenya telpë, mais l'emprunt réel doit plutôt être au Sindarin celeb (et l'emprunt doit être joliment tardif, pour que même à l'Ancien stade Sindarin, le mot était kelepe [LR.367] sans changement du p post-vocalique en b; la forme la plus primitive était kyelepê). Khuzdul kibil qui inverse l'ordre des deux dernières consonnes de celeb.
Kibil-nâla, "Filon d’argent" (SdA1/II ch. 3), la rivière Celebrant. Les éléments séparés kibil, nâla (q.v.) sont discutés dans TI:174, 175. Curieusement, le nom Khuzdul de cette rivière est donné comme Zigilnâd dans PM:279, 286. PM:275 indique que Tolkien dans un brouillon pour un appendice du SdA utilisa le nom Kibil-nâla pour se référer à Mirrormere, mais le changea en Kheled-zâram, le nom utilisé dans le texte principal du SdA. Christopher Tolkien écarta ceci comme un "glissement sans signification" (PM:286).

L
M

N

Mahal, Nom Nanique de Aulë (Silm. ch. 2)
Mazarbul", (des?) Souvenirs". La Chambre de Mazarbul est égale à "la Chambre des Souvenirs". (SdA1/II ch. 5, Letters:186) Si -ul est une terminaison adjectivale ou génitive Khuzdul, "de" dans la traduction peut être strictement superflu.
M-B-R, les consonnes radicales de inbar"corne" (notez l'apparente dissimilation mb> nb). (TI:174)
mênu, "vous (accusatif pl.)" (WR:20)
Mîm, nom d'un Petit Nain (Silm. ch. 21)
-nâd, élément apparaissant dans Zigilnâd, un autre nom de la rivière Celebrant (Filon d’argent): PM:279, 286. Cette rivière est appelée ailleurs Kibil-nâla en Khuzdul, ainsi nâd devrait signifier la même chose que nâla, q.v.
-nâla: Selon TI:175, la signification de ce mot n'est pas connue, mais si le nom Khuzdul Kibil-nâla a la même signification que le Sindarin Celebrant, Filon d’argent, il peut être supposé signifier "chemin, parcours, cours d'eau ou lit de rivière". (TI:174)
Narag-zâram, "? Lac Noir". Inclue les consonnes radicales N-R-G, q.v. (RS:466)
Nargûn, "Mordor"; inclue les consonnes radicales N-R-G"noir" (RS:466)
N-R-G, consonnes radicales pour "noir" (les voyelles ne sont pas données); en Nargûn"Mordor, Pays Noir". (RS:466) Le mot indépendant "noir" peut être *narag, comparez baraz "rouge" à partir de B-R-Z.
Nulukkhizdîn, "Nargothrond" (WJ:180), mal écrit Nulukkizdîndans le Silm ch. 21 (voir WJ:180, où Christopher Tolkien admet que cette orthographe est fausse). Changé par Tolkien à partir de Nulukhizidûn. Apparemment inclue les consonnes radicales Kh-Z-D"nain". Par une suggestion, l'élément initial nulu- peut être apparenté à -nâla, q.v.

O
P
Q

R

Rukhs, "Orc", pl. Rakhâs (WJ:391)

S

salôn, forme listée avec sulûn comme nom possible dérivé de la base S-L-N "tomber, descendre rapidement" (VT48:24). Les noms dérivés ne sont pas eux-mêmes expliqués, mais désigneraient quelque chose qui réalise cette action verbale. Tolkien essayait d'expliquer l'origine du nom de la rivière Lhûn ou Lune, et une origine Nanique était parmi les possibilités listées (un nom d'une telle signification aurait convenu parce que "la course supérieure de Lune était très raide et rapide"). La forme Sindarin Lhûn serait, dans ce scenario, probablement apparu comme ceci: Salôn ou sulûn est emprunté au Sindarin dans une étape antérieure, et la première voyelle est perdue, laissant *slôn ou *slûn; ceci produit régulièrement Lhûn en Sindarin tardif. Ceci fournit un éclairage intéressant sur la manière dont les mots Khuzdul sont accentués: La première voyelle de salôn ou sulûn aurait certainement été non accentuée si elle doit être perdue comme ceci, suggérant que c'est plutôt la voyelle longue dans la syllabe finale qui reçoit l'accent. La même chose peut être vraie pour d'autres mots avec une longue voyelle dans le dernière syllabe.
Sharbhund, ?"Colline Chauve", Nom en Petit Nanique de Amon Rûdh (UT:98). Est-ce que bhund est juste un forme variante de bund, q.v.? Ou est-ce un composé sharb + hund? Ceci serait plus facile à analyser dans la structure de racines trilitères utilisées en Khuzdul: consonnes radicales *Sh-R-B + *H-N-D.
shathûr "nuage(s)", Shathûr nom court de Bundushathûr, "tête nuageuse", une des montagnes au-dessus de la Moria (SdA1/II ch. 3, TI:174)
Sigin "long" dans Sigin-tarâg, q.v. (PM:321) Si les adjectifs Khuzdul s'accordent en nombre, ceci pourrait être une forme plurielle (ou la forme basique peut être préférée dans les composés).
Sigin-tarâg, "les Longues Barbes" (PM:321)
S-L-N, consonnes radicales d'un verbe "tomber, descendre rapidement"; voir salôn (VT48:24)
sulûn, voir salôn

T

tarâg, "barbes" dans Sigin-tarâg, q.v. (PM:321). Sg. *turg?
Tharkûn, Nom Nanique de Gandalf, censé signifier "Homme d’Equipe" (SdA2/IV ch. 5, UT:353)
Tumunzahar " Trou Creux ", Nom Nanique de Nogrod (Silm ch. 10)
-u, "dans/de" dans Bundushathur, Bund-u-shathur "Tête dans/des Nuages" (TI:174), Uzbad Khazad-dûmu "Seigneur de la Moria" (SdA1/II ch. 4)

U

[Udushinbar, une forme que Tolkien semble avoir remplacé par Bundushathûr (TI)]
ûl, "courants" dans Azanulbizar (RS:466). Voir bizar pour une interprétation alternative qui ferait de l'élément médian de Azanulbizar un marqueur génitif plutôt qu'un mot pour "courants" (correspondant à l'élément "ruisseau" du nom "Vallon des ruisseaux Sombres"). Le nom court Azanûl; est cependant significatif seulement si ûl est un nom: *"Courants Sombres". Un marqueur génitif ne se référerait à rien ici. Comparer les noms Azanûl et Azanulbizar peut suggérer que le Khuzdul ne permet pas une longue voyelle devant un groupe consonantique.
-ul, suffixe adjectival possible (Khuzdul "Nanique", Fundinul"[fils] de Fundin"). Selon RC:269, -ul est une terminaison de patronymes, et une interprétation de Azanulbizar l'associe aussi avec l'élément médian de ce nom (quelque chose qui indiquerait qu'il n'est pas seulement utilisé dans les patronymes); voir bizar et comparez Mazarbul. Puisque Khuzdul est écrit Khuzdûl dans quelques sources tardives, est-ce que Tolkien éventuellement fait la distinction entre une terminaison adjectivale -ûl et une terminaison génitive -ul?
[Uruktharbun, un nom de la Moria? (peut-être remplacé par Khazad-dûm) (RS)]
Uzbad, "Seigneur" (SdA1/II ch 4). Le chercheur Suédois Magnus Åberg a suggéré que le u initial pourrait être une conjonction, ainsi Balin Fundinul uzbad Khazad-dûmu signifierait en réalité *"Balin fils de Fundin et Seigneur de la Moria". Sil en est ainsi, il y aurait quelques autres voyelles suivant le z quand le mot apparaît sans u-, puisque le Khuzdul ne tolère pas de groupe consonantique initial. (VT48:24).
uzn "obscurité, ombre", pl. azan (RC:269). Consonnes radicales Z-N (RS:466). Dans RC le singulier et en réalité cité comme le singulier "uzu", mais la forme plurielle indique que uzn est la propre lecture (minuscule n et u étant identiques dans le manuscrit de Tolkien; comparez le Sindarin nin étant cité faussement comme "niu" dans Letters:279, où il n'y a pas de question sur la lecture propre, puisque nin apparaît dans le SdA lui-même). L'exemple de Khuzd pl. Khazâd et Rukhs pl. Rakhâs indiquerait que la forme plurielle devrait être *azân avec un long â, mais la forme azan apparaît dans le compose Azanulbizar, où la seconde voyelle est apparemment inaccentuée et donc (?) raccourcie. Comparez Khazad comme forme courte de Khazâd dans le composé Khazad-dûm, un mot qui devrait peut-être accentué sur la syllabe finale.

V
W
X
Y
Z

zâram, "lac" (dans Narag-zâramet Kheled-zâram, RS:466)
Z-G-L, consonnes radicales de zigil (TI:174)
zigil, soit "pointe (plus petite et plus fine qu’une corne)" (TI:174) soit un mot pour "argent" (TI:175) – le composé Zirak-zigil est censé signifier "Pointe d’Argent", mais il n'est pas entièrement clair quel élément signifie "argent" et lequel signifie "pointe". Selon les dernières explications de Tolkien, zigil signifie "argent", et en accord avec cela, Zigilnâd est listé comme un nom de Filon d’Argent (Celebrant) dans une source (PM:279, 286). Cependant, TI:174, 175 implique clairement que le nom Kibil-nâla (apparaissant dans le SdA lui-même) est la désignation Nanique de cette rivière. Voir Kibil-nâla.
zirak, Soit "argent" (couleur et non le métal, cf. kibil) ou "pointe"; voir zigil. Puisque le décision finale de Tolkien semble avoir été que dans le nom Zirak-zigil "Silvertine, Pointe d’Argent" c'est la partie zigil qui signifie "argent", zirak doit signifier "pointe" (TI:174 vs. 175). Zirak (nom court de Zirak-zigil, q.v.) signifierait soit "Argent" soit (plus probablement) "Pointe". (SdA1/II ch. 3) Peut-être aussi dans Gamil Zirak, q.v.
[Zirakinbar, "Corne d'Argent" (voir inbar), forme que Tolkien évidemment remplaça par Zirak-zigil "Silvertine". (SD)]
Zirak-zigil, "Silvertine", une des montagnes sur la Moria (Sindarin Celebdil).
Z-N, consonnes radicales de mots pour "sombre, obscur " (RS:466). Dans Azanulbizar, q.v. Selon RC:269, le mot réel dérivé de cette racine est uzn (q.v.), duquel azan dans ce nom d’endroit, est une forme plurielle.
Z-R-K, consonnes radicales de zirik, q.v. (TI:174)
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